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Photothérapie contre le psoriasis

Beaucoup d’entre nous sont conscients des effets négatifs des rayons du soleil sur notre peau. Il est bien connu que les bains solaires prolongées peuvent causer le cancer et accélérer le vieillissement de la peau. Cependant, il ne faut pas oublier que les rayons UVA et UVB sont nécessaires pour le bon fonctionnement de notre organisme. Ils favorisent la libération d’endorphines et permettent la synthèse de la vitamine D, ce qui lui permet d’être absorbée. De même, ils aident également à combattre les manifestations du psoriasis.

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Comment fonctionne la photothérapie contre le psoriasis ?

La photothérapie ou la luminothérapie est une exposition des zones touchées de la peau au rayonnement ultraviolet appropriée à l'intervalles réguliers. Cette procédure consiste en une irradiation de la peau par des lampes spéciales qui émettent la lumière UVA et UVB. La photothérapie permet de réduire le nombre de lymphocytes T, cellules cutanées responsables de l’activation des processus inflammatoires et comme résultat, cette action permet de contrôler le développement des symptômes du psoriasis. En règle générale, ces procédures médicales sont effectuées de 2 à 3 fois par semaine pendant une période de 3-6 semaines consécutives. La durée du traitement et la fréquence des interventions peuvent varier en fonction des cas. Souvent, les premiers résultats sont visibles après quelques séances, mais pour obtenir un effet maximal, il faut parfois une trentaine de procédure.


La photothérapie : traitement alternatif contre psoriasis

Certains médecins recommandent la photothérapie contre le psoriasis comme un substitut à certains traitements par voie orale. En outre, la luminothérapie peut être effectuée parallèlement avec d’autres méthodes de traitement. La durée de la photothérapie dépend de nombreux facteurs, dont le plus important parmi eux est la gravité du psoriasis. Afin de ne pas nuire à la santé de votre peau, il convient de rappeler que la photothérapie doit être réalisée sous la supervision d’un médecin.


Contre-indications thérapeutiques à la photothérapie

Contre-indications thérapeutiques, dont il est strictement interdit d’effectuer les procédures de photothérapie pour le traitement du psoriasis, ne sont pas nombreuses. Il s’agit notamment de :

  • tuberculose
  • maladies oculaires, y compris la cataracte
  • maladies de la peau accompagnées d’une photosensibilité
  • prise des médicaments qui affectent la photosensibilité de la peau
  • porphyries cutanées
  • insuffisance rénale aiguë ou chronique
  • maladies hépatiques sévères
  • hypertension avec tendance aux crises hypertensives
  • insuffisance cardiaque
  • diabète
  • athérosclérose sévère
  • AVC, augmentation de la probabilité d'hémorragies
  • augmentation de la croissance des cheveux
  • lupus érythémateux disséminé
  • période aiguë de paludisme
  • photosensibilité héréditaire ou congénitale de la peau
  • anorexie
  • traumatismes psychologiques profonds
  • haute sensibilité à la lumière du soleil
  • prédisposition au cancer de la peau et d’autres maladies de la peau


Quels types de photothérapie contre le psoriasis existent-ils ?

Cette thérapie est réalisée en utilisant différents types de rayonnement ultraviolet. Les formes traditionnelles de lutte contre les manifestations de psoriasis comprennent l’exposition au rayonnement ultraviolet A (UVA) et ultraviolet B (UVB). Le rayonnement UVB avec une plage d’onde long (entre 290 et 320 nm) atteint uniquement l’épiderme, ce qui permet un affaiblissement des symptômes de la maladie. Le rayonnement UVA, dont la plage d’onde est comprise entre 320 et 400 nm, atteint des couches plus profondes du derme, c’est donc pourquoi ce type de rayonnement est utilisé dans les cas sévères du psoriasis. De même, d’autres types de photothérapie sont également utilisés, notamment la photothérapie sélective et la photochimiothérapie, qui se base sur une action complexe à l’aide d’un agent pharmacologique (psoralène).


Rayonnement ultraviolet B (UVB)

Une source artificielle d'UVB peut être utilisée pour traiter le psoriasis léger à modéré. Il existe deux types de photothérapie UVB :

  • bande large
  • bande étroite

La photothérapie à bande large peut être utilisée dans les cas de psoriasis léger, dont les lésions psoriasiques ne peuvent pas être traités par des traitements locaux.

La photothérapie à bande étroite est un type de traitement plus récent et plus efficace pour contrôler les manifestations de psoriasis. La bande étroite d’UVB s’avère plus précise que les UVB à bande large.

Le traitement du psoriasis par le rayonnement ultraviolet B à bande étroite devient de plus en plus répondu, car ce type est plus efficace et plus pratique. Les patients peuvent avoir besoin de quelques procédures de rayonnement ultraviolet à bande étroite avec des courts intervalles pour atteindre une amélioration significative de l’état de la peau. Une fois que le résultat est atteint, généralement les médecins recommandent de continuer le traitement une fois par semaine. Cela sera suffisant pour maintenir un effet satisfaisant. Néanmoins, une telle thérapie possède ses inconvénients. Elle peut causer des brûlures cutanées plus sévères et plus prolongées que la photothérapie à bande large.


Qui peut suivre les séances de photothérapie UVB pour traiter le psoriasis et à quel point est-elle efficace ?

Malgré la forte popularité de la photothérapie en tant qu’un traitement efficace du psoriasis, tout le monde ne peut pas l’utiliser. En règle générale, cette méthode est recommandée pour les personnes souffrant de psoriasis en plaques, lorsque les préparations locales topiques n’apportent pas le résultat souhaité ou leur utilisation se complique par l’étendue des lésions.

Le fait que le psoriasis chez certaines personnes s’aggrave en s’exposant aux rayons du soleil ne devrait pas être une contre-indication, car la photothérapie utilise un type de rayonnement UV bien défini. Cependant, il s’agit tous de même d’ultraviolets, vous devez donc faire très attention pendant les procédures : protéger les yeux et ne jamais regarder directement sur la source de lumière.

La photothérapie est une méthode de traitement relativement sûre, pratique et, dans la plupart des cas, efficace. Cependant, il ne faut jamais oublier des conséquences possibles de son utilisation, qui sont assez similaires aux effets des bains de soleil. Le plus souvent, il s’agit de dessèchement excessif et vieillissement prématuré de la peau. Pour empêcher à cela, il est recommandé d’appliquer des crèmes hydratantes appropriées qui ne contiennent pas d’acide salicylique.

Des études récentes montrent que dans les 85 % des cas de psoriasis réagissent positivement à l’exposition UVB. Également, cette méthode de traitement est considérée comme l’une des plus sûres, peut importe s’il s’agit d’UVB à bonde large ou à bonde étroite. Étant donné que la longueur d’onde n’atteint pas les couches profondes de la peau, ce type de traitement est adapté aux femmes enceintes et aux personnes atteintes de maladies hépatiques. En outre, cette thérapie peut être appliquée chez enfants avec du psoriasis. Un autre avantage est que le risque de développement du cancer de la peau est très faible.

Cependant, il convient de noter qu’en raison de la nature spécifique de cette photothérapie, la durée du traitement sera plus longue en comparant avec la puvathérapie. Cette thérapie consiste en 2-3 procédures par semaine avec la durée de la séance qui peut aller de quelques secondes à plusieurs minutes, au cours desquelles la peau s’habitue progressivement aux expositions. Des améliorations notables peuvent apparaître après 20-30 procédures.

En raison d’un nombre important de procédures et de leur fréquence, les effets secondaires peuvent se produire sous forme d’un érythème léger, d’un dessèchement cutané, d’une sensibilité accrue aux rayons du soleil ou même de brûlures, en particulier dans la zone affectée. Cela devrait être signalé à votre dermatologue avant la prochaine procédure. En tentant compte de ces informations, votre médecin décidera de poursuivre le traitement ou de le suspendre jusqu’à ce que les symptômes disparaissent. En moyenne, cela peut prendre environ 4-5 jours.

La liste des facteurs qui déterminent l’efficacité du traitement est très large. Il y a des patients qui ont remarqué les effets de la photothérapie, il y a ceux qui n’ont pas remarqué de changements et il y a ceux qui se plaignaient de l’aggravation des symptômes du psoriasis. Il s’agit généralement de patients souffrant d’allergies au soleil ou ceux qui sont prédisposés au cancer de la peau.


UVA + Psoralène – Photochimiothérapie

Photochimiothérapie est la thérapie la plus courte du psoriasis qui se base sur le rayonnement ultraviolet avec utilisation simultanée d’un médicament photosensibilisant : psoralène (d’où le nom PUVA thérapie). Grâce au psoralène ce type de photothérapie contre le psoriasis est le plus efficace, mais possède plus de contre-indications et provoque plus d’effets secondaires.

Le traitement par PUVA-thérapie est contre-indiqué pour les :

  • femmes enceintes et celles qui préparent leur grossesse
  • enfants de moins de cinq ans
  • personnes atteintes de cataracte
  • patients atteints d’une maladie grave du foie ou des reins
  • personnes atteintes de troubles neurologiques
  • patients qui ont subi une radiothérapie dans le passé
  • personnes qui ont pris des immunosuppresseurs
  • patients présentant une hypersensibilité au psoralène
  • personnes qui ont eu des tumeurs malignes

Avant d’entamer le traitement, une série de tests doit être effectuée pour déterminer si l’organisme du patient est dans les bonnes conditions pour commencer la thérapie. Ces tests comprennent l’analyse du foie pour les enzymes, test de la vue et un test de grossesse. Pour les femmes qui suivent la puvathérapie, il est recommandé d’utiliser des contraceptions compte tenu des risques pour le fœtus. Tous les patients doivent régulièrement subir des tests hépatiques pour les enzymes.

Pendant le période de traitement, deux heures avant la procédure, qui sont effectués de 2 à 3 fois par semaine, il est nécessaire de prendre des médicaments sensibilisant. Cela devrait être fait pendant les repas, car ils sont mieux absorbés. Les patients peuvent se sentir affaiblis, plus sensibles à la lumière, il y a une détérioration de la santé générale causée par des étourdissements, des douleurs abdominales, des nausées ou des vomissements. Les symptômes ci-dessus sont les effets secondaires les plus courants du psoralène. Ils disparaissent après quelques heures. Pendant le traitement et environ une semaine après, l’exposition de la peau à la lumière du soleil devrait être évitée, car cela peut causer des brûlures. Cela est dû au fait que la protection naturelle de la peau est perturbée pendant le traitement. Pour minimiser les effets secondaires sous la forme de nausées avant ou après la prise de psoralène, vous pouvez boire de la bière de gingembre ou du lait.

En suivant la PUVA-thérapie, la période de rémission du psoriasis peut être plus longue en comparant avec d’autres méthodes de traitement. Cependant, il faut garder à l’esprit qu’un traitement prolongé de photochimiothérapie augmente le risque d’apparition des effets secondaires en forme de :

  • érythème ou cloques
  • éruptions cutanées et de démangeaisons
  • vieillissement prématuré de la peau
  • risque accru de cancer de la peau


Les avantages et les inconvénients de la photothérapie

L’utilisation de la photothérapie pour le traitement du psoriasis a plusieurs avantages distinctifs par rapport aux autres thérapies de cette maladie :

  • Presque tous les patients régissent bien à ce type de thérapie
  • L’effet après la photothérapie est généralement positif
  • Il est possible de réguler le dosage de l’ultraviolet afin de minimiser le risque d’oncologie
  • La photothérapie sélective est susceptible de prévenir l’apparition du psoriasis sur une peau saine

Comme toute méthode de traitement, la photothérapie contre le psoriasis peut provoquer l’apparition d’effets secondaires. Il est conseillé d’en avoir connaissance à l’avance. Ces symptômes négatifs peuvent se manifester juste après la procédure ou se faire sentir dans quelques mois, voire des années.

Les effets négatifs qui peuvent apparaître dans les plus brefs délais sont :

  • sécheresse excessive de la peau
  • démangeaisons
  • érythème

Les symptômes défavorables qui peuvent se produire plus tard :

  • hyperpigmentation, taches sur la peau
  • dégénération atypique de la peau (tumeurs malignes)
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